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Après PSA, Doux au rapport ?

 

Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur"

 

Hollande, les banques françaises et la dette grecque - ZEC plus ultra

" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

 

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

 

la photo de Jean Pierre Pinon.

 

 

Salut Camarades,

12 septembre 2012
Après PSA, Doux au rapport ?
On nous cache tout, on nous dit rien! Après PSA Peugeot Citroën, suspecté d’avoir annoncé avec un peu trop de légèreté la fermeture de son usine d’Aulnay, François Hollande est à nouveau monté au créneau, mardi 11septembre, sur le thème «que toute la lumière soit faite». Cette fois c’est le volailler Doux, qui est dans le collimateur. Le dépeçage de l’entreprise va laisser un millier de salariés sur le carreau.

La constance est une qualité, mais le rétropédalage auquel on vient d’assister sur le dossier PSA, devrait inciter le président de la République à la prudence. Les grandes envolées lyriques de l’été, sur le caractère «inacceptable» de la fermeture d’Aulnay, ont fait long feu quand l’automne fut venu. Le gouvernement, qui avait commandé un rapport sur le sujet, en a eu pour son argent. La conclusion est sans appel: PSA doit supprimer des emplois pour survivre. Etait-ce vraiment la peine de faire plancher pendant deux mois un ingénieur général des mines pour le savoir? Il est vrai que les rodomontades de juin obligeaient à trouver un moyen de ne pas perdre la face en septembre. Le rapport Sartorius, du nom de son auteur, aura eu au moins ce mérite.

Il est d’autant plus étonnant dans ce contexte de voir le président de la République reprendre le même cheval de bataille à propos de Doux. Certes, les deux entreprises, au-delà du fait de supprimer des emplois, n’ont pas grand-chose de comparable.

La direction de PSA et son principal actionnaire, la famille Peugeot, ne sont pas au-dessus de tous reproches, mais on est loin de la gestion moyenâgeuse qui a conduit Doux à la liquidation judiciaire. Et après? Un rapport Sartorius II aidera-t-il à remettre l’entreprise sur ses pieds? S’il y a eu des manquements graves en matière de gestion, c’est à la justice de s’en préoccuper pas au politique.

En prononçant en 1999 la fameuse phrase: «L’Etat ne peut pas tout», Lionel Jospin, alors premier ministre, avait commis une erreur de communication, mais pas de jugement. Ce n’est pas en demandant des comptes a posteriori et à tout bout de champs, que le redressement productif prendra forme, c’est en engageant les réformes dont la France à besoin. De ce point de vue, le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, attendu début octobre, sera certainement plus utile à comprendre au pays que tous  les langues de bois lié les rapports Sartorius du monde ».

 

 

Les critiques des néolibéraux pour justifier des difficultés de PSA : « La fermeture d'Aulnay aurait pu être évitée PSA ne s'est pas suffisamment ouvert à l'international ». . Dans l'immédiat, PSA doit d'urgence redresser la situation", estime Emmanuel Sartorius, l'expert désigné par le gouvernement dans son rapport dévoilé ce matin aux syndicats du groupe par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. "La nécessité, dans son principe, d'un plan de réorganisation des activités industrielles et de réduction des effectifs n'est malheureusement pas contestable", juge M. Sartorius. Cet expert, ingénieur des Mines, avait été mandaté fin juin par Bercy pour établir un diagnostic sur le groupe, avant l'annonce de son projet de suppression de 8 000 postes en France (dans le point) :  Erreurs stratégiques et un Manque de dialogue

 

 

Le rapport Sartorius sur la situation de - Le Figaro ( format PDF)

 

Mais tous ne connaissent pas la crise :

 

Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas

 

Hollande avait fait bouger les lignes sur la crise européenne, en mettant en avant l'idée d'un pacte de croissance. Le gouvernement avait par ailleurs anticipé - en partie - le freinage de la croissance. Mais à l'approche de la rentrée, la gauche se fend de promesses audacieuses pour ne pas dire irréalistes. Montebourg entend mener la troisième révolution industrielle. Jean Marc Ayrault de son coté, envisage sérieusement de réduire le déficit extérieur de la France - hors énergie - à zéro en cinq ans.

 

L'emploi industriel se réduit partout, sauf en Allemagne

Ces deux promesses ont beau être alléchantes, elles semblent hors de portée, en tout cas à court terme. Prenons l'industrie. Les Etats-Unis et l'Europe rêvent depuis longtemps de recréer des millions d'emplois dans ce secteur mis à mal par la concurrence des pays émergents. Mais aucun pays riche n'a réussi à le faire sur la période récente. Seule l'Allemagne est parvenue à enrayer l'hémorragie. Mais sa stratégie a eu un coût élevé : le pays a du faire des sacrifices (stagnation des salaires pendant plusieurs années, augmentation de la précarité avec par exemple la création de jobs à 1 euro,...). Par ailleurs, ses parts de marchés ont grimpé au détriment de celles des pays voisins.

 

Certes de nouveaux marchés et de nouvelles façons de produire sont en train de naître. Jeremy Rifkin, dont les travaux ont inspiré Arnaud Montebourg, évoque par exemple l'impression 3D ou encore les recherches en nanotechnologies, qui permettront de se passer des terres rares, ces fameux métaux indispensables à la high tech dont la Chine possède le quasi monopole. Mais ces deux leviers - s'ils tiennent leurs promesses - mettront du temps avant de pouvoir être activés. Rifkin parle lui-même de plusieurs décennies. Parler aujourd'hui de troisième révolution est donc pour le moins prématuré. Surtout si dans cinq ans, le prochain gouvernement change de priorité et répartit ses crédits différemment.

 

Un déficit extérieur aux causes multiples

 

Industrie, déficit extérieur... les folles promesses de la gauche

La réduction du déficit extérieur français est, elle aussi, très ambitieuse. Ses causes profondes sont connues de longue date. Notre spécialisation sectorielle est trop peu focalisée sur les biens d'équipement (22% de nos exportations, contre 50% outre-Rhin). Ce secteur est pourtant celui qui bénéficie le plus des phases de reprises. Autres handicaps: notre premier partenaire commercial reste la zone euro, qui est la lanterne rouge de la croissance mondiale depuis dix ans ; les coûts de production, les contraintes réglementaires et la pression fiscale incitent les entreprises françaises à produire à l'étranger ; les importations françaises demeurent trop fortes, notamment parce qu'il existe trop de produits qui ne sont plus fabriqués dans l'Hexagone. Enfin, nos PME ne parviennent pas à grossir.

Redresser le cap sera extrêmement difficile. Le gouvernement ne peut pas changer d'un coup de baguette magique notre spécialisation sectorielle et géographique. Il ne peut pas non plus obliger les industriels français à revenir sur des segments abandonnés, comme par exemple, la production de TV. Ce serait suicidaire. Le gouvernement ne peut pas non plus baisser fortement le coût du travail. Il n'a pas les moyens financiers pour le faire, comme l'indique l'arbitrage récent sur les allégements de charges. Restent les contraintes réglementaires ou la diplomatie. Ces deux leviers peuvent sans doute donner un peu d'air aux entrepreneurs. Mais ils auront du mal à faire gagner à la France 25 milliards en cinq ans.

 

 

Une interview intéressante dans le capital :

 

Pourquoi le gouvernement tarde à mettre les fonctionnaires au régime :

Lors de la campagne présidentielle, François Hollande avait promis de réduire le train de vie de la fonction publique. Mais le gouvernement ne semble pas pressé de passer à l'acte...


Le gouvernement osera-t-il imposer la réforme de la fonction publique promise par le candidat Hollande ? Passées au crible dans une enquête de Capital actuellement en kiosque, les dernières mesures annoncées permettent d'en douter. Dernier revirement en date : l'abrogation d'un décret de novembre 2010, qui avait mis fin au sacro-saint principe de l'emploi à vie des fonctionnaires. Les agents qui refusaient successivement 3 mutations pouvaient être mis en disponibilité, sans traitement, ni indemnités de chômage. Leur étaient alors proposés trois autres postes. En cas de refus, ils risquaient le licenciement ou la mise à la retraite forcée.

 

 

"Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus.cf Le ralentissement de l'économie mondiale?

 

 

 

A travers PSA :Comprendre... Les 30 patrons trop bien payés

 

 

 

L'euro sauvé... à quel prix ?



Tout cela est encore moins encourageant lorsqu'on s'aperçoit que la question la plus souvent posée après "d'où venez-vous ?" est "la crise est-elle aussi dure en France qu'ici ?"

A quoi nous nous ne pouvons répondre que par l'affirmative . Au concours de "qui a l'économie la plus pourrie", force est de constater qu'il y a une parfaite égalité France/Etats-Unis : dette publique astronomique, chômage en hausse constante, grogne sociale, avantages sociaux en danger, désindustrialisation...

 

Une pointe d'ironie de nos dirigeants, Monti en tête : Ceci dit, cette situation est sur le point de prendre fin, cher lecteur. Si si. Rassurez-vous : fin de la crise de l'euro, rétablissement du système bancaire, sérénité des places boursières et tournée générale de cerises sur volutes de crème chantilly. C'est Mario Draghi qui l'a dit pas plus tard que jeudi, comme le détaillait Philippe Béchade hier :

 

"[La BCE] confirme tout ce que les marchés anticipaient depuis 48 heures, c'est-à-dire des rachats (baptisés 'OMT') illimités d'emprunts d'Etat de un à trois ans dès qu'une demande d'aide formelle a été formulée, ainsi que la réduction des exigences en matière de qualité des collatéraux lorsque les banques souhaitent se procurer de nouvelles liquidités. La Banque centrale annonce également renoncer à son statut de créancier privilégié".

 

, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation

 

"Que nous arrive-t-il véritablement ? L'économie du crédit s'effondre. Dans cette économie, la croissance ne s'achète pas sur fonds propres -- par l'autofinancement ou par l'épargne préalable, donc -- mais elle s'achète à crédit. Cette économie ne peut croître que si la masse de crédits croît".

"Le secteur privé était demandeur de crédits, mais lorsque la rentabilité n'était plus au rendez-vous, le secteur public a pris le relais. Il fallait bien 'protéger la croissance', ma bonne dame. Une bulle de crédit souverain -- des dettes publiques -- s'est donc gonflée. Pour que ce système fonctionne, il faut des gouvernements qui endettent leurs concitoyens, des banques centrales qui gèrent la quantité de monnaie et crédit disponibles, des banques commerciales qui la répandent en plaçant des prêts qui ont de moins en moins de chances d'être un jour remboursés. Souvenez-vous que les brasseurs d'argent se paient sur les volumes qu'ils brassent, peu importe la qualité puisque c'est vous, contribuable, qui payez la casse".

 

la photo de Christophe Bxn.

Hier

 

 

 

 Pas de frontière, pas d'état car l'état est au service du capital, que tout fasciste est un capitaliste.... Car le fascisme est le bras armée du capital. Même si les néolibéraux n'aime pas les interventions ( les " ingérences) de l'état et que les patrons de PME se plaignent de la technocratie, bureaucratie, c'est l'état avec les grands plans keynésiens qui a sauver le système capitaliste autodestructeur en 1929. Le laisser faire entraine une spiral autodestructrice e que seule des opération momentanée de l'état permet a maintenir. La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.
_________________________
[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme

 



14/09/2012
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